17 MAI JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L’HOMO-TRANS-PHOBIE

L’homophobie est loin d’être une simple notion théorisée, c’est une réalité encore vécue presque quotidiennement par les gays, les lesbiennes et les personnes bisexuelles.

En Belgique, nous avons un arsenal législatif qui assure l’égalité de droit entre les homos et les hétéros – bien que nous ayons encore quelques combats à mener, surtout dans la reconnaissance des droits des personnes transgenres.

Être reconnu et soutenu par la loi et le gouvernement est la base, mais c’est agir sur la perception, les fausses idées et l’intolérance (consciente ou non) de la population qui est le plus difficile.

Car à Verviers en 2016, l’homophobie se raconte au quotidien.

Ce sont des profs homos qui doivent taire une partie de leur identité pendant les heures de travail.

Ce sont deux garçons qui se voient refuser la location d’un appartement parce que « bizarrement », ils n’ont besoin que d’une seule chambre pour eux deux.

Ce sont des lesbiennes que des « gros lourds » continuent à essayer de mettre dans leur lit sous prétexte que c’est leur sacré saint fantasme.

Ce sont des personnes bisexuelles qui sont vues comme des boulimiques du sexe sautant sur tout ce qui bouge.

Ce sont des gays et des lesbiennes migrants qui sont triplement rejetés et discriminés de par leur statut d’étranger, de migrant et d’homo.

Mais c’est aussi des insultes, des « pédé » lancés à travers la vitre d’une voiture, des « sale travelo » ou « sale pute » qui arrivent sans crier gare.

C’est le stress de prendre la main de son copain ou sa copine en rue parce que, « on ne sait jamais ».

Si la pression homophobe est encore perceptible dans les rues, que dire de la pression transphobe ?

C’est une sanction sociale directe. C’est une incompréhension, voire même une provocation.

Être trans* (visible), c’est se faire regarder, railler, insulter voire bousculer quand son seul objectif est d’aller faire ses courses ou de profiter de la terrasse d’un café.

Pour les autres, c’est une invisibilité totale, dans l’espace public, parfois privé, dans la société et dans les médias (non sensationnalistes).

A tous les LGBTQI+ de la région, nous disons que la MAC Verviers – Ensemble Autrement est là, avec et pour vous. Tant dans les moments plus difficiles que quand tout va bien. Notre association est un sas, une zone safe que vous pouvez exploiter à votre guise.

A celles et ceux que l’orientation sexuelle ou la transidentité interpelle, interroge, met dans l’incompréhension, nous disons : notre porte vous est aussi totalement ouverte. Venez et discutons, car la diversité ne peut s’apprécier que dans la rencontre de l’autre. Notre seule volonté est de vivre ensemble autrement.

Et à celles et ceux qui n’acceptent pas, qui condamnent, qui méprisent l’homosexualité, la bisexualité et la transidentité, nous leur disons que nous acceptons leurs convictions ; la seule demande que l’on leur fait est de passer leur chemin sans se retourner, sans crier, sans frapper. Dans le cas inverse, Ensemble Autrement se donne les moyens de lutter contre ces comportements.

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